Argentine-Chili-Perou/Etape 14

lundi 16 jan 2012

Alors que la dernière spéciale a vu les victoires du Norvégien Pal Anders Ullevalseter, en motos, et de Robby Gordon (Hummer), en autos, ce sont bien sur les Français Cyril Despres et Stéphane Peterhansel (Minin), respectivement vainqueur de leur 4e et 10e Dakar toutes catégories confondues, qui ont été acclamés sur le podium de la Plaza De Armas en Argentine de Lima au Pérou par une foule gigantesque, venue célébrer tant les concurrents que la première arrivée du plus grand rallye-raid du monde dans la Capitale du Pérou. En tout, sur les 443 engagés à avoir pris le départ de Mar del Plata, 249 d’entre eux : 97 motos (24 Yamaha sur les 40 au départ), 12 quads (7 Yamaha sur les 16 au départ), 78 autos et 60 camions, ont rallié la ligne d’arrivée de ce 33e Dakar…
Catégorie : Compétition
Posté par : Mike
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Hélder Rodrigues - Yamaha WR450F Rally-Red Bull-Yamaha Racing France-TMN-Yamalube (photo DPPI)

La démonstration s’est jouée à tous les étages. Après 8 300 kilomètres de route, de pistes et de dunes parcourus depuis Mar del Plata, 53:20 minutes séparent Marc Coma de Cyril Despres, qui remporte à Lima son 4e titre… un de plus que son grand rival au sommet de la discipline ! Cette fois encore, la proximité de niveau entre les deux champions révèle la multiplicité des registres à maîtriser pour construire un succès sur le Dakar : le physique est au rendez-vous, les erreurs de navigation sont infimes mais décisives dans leur duel, le pilotage est aussi sûr que rapide, les finesses stratégiques sont exploitées, la mécanique est maîtrisée… avec un réel bémol pour Marc Coma : à la veille de l’arrivée, c’est une défaillance de sa boîte de vitesse qui l’a privé de poursuivre le combat, alors qu’il occupait la tête du classement général. Contraint de changer son moteur, le Catalan a également écopé des 45 minutes de pénalité prévues par la nouvelle règle. La dégringolade est brutale, après deux semaines passées à batailler à coups de secondes.

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David Casteu - Yamaha YZ450F Rally-Yamaha Racing France ELF (photo Theo Ribeiro/webventure.com.br)

Derrière Despres et Coma, les prétendants au podium n’ont à aucun moment pris la dimension de prétendants au titre. Solide et régulier,Hélder Rodrigues (Yamaha WR450F Rally-Red Bull-Yamaha Racing France-TMN-Yamalube) achève le rallye comme l’année dernière en 3e position, avec une victoire d’étape mais à 1h11 du vainqueur français. Un éventuel passage à la Yamaha YZ450F Rallyserait au goût du Portugais, malgré les difficultés rencontrées parDavid Casteu (Yamaha YZ450F Rally-Yamaha Racing France ELF) et Olivier Pain (Yamaha YZ450F Rally-Yamaha Racing France ELF). Les deux pilotes Yamaha Racing France ELF ont accumulé les pépins qui ne remettent pas en cause, bien au contraire, les qualités de la nouvelle machine de Yamaha Racing France.

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Hélder Rodrigues - Yamaha WR450F Rally-Red Bull-Yamaha Racing France-TMN-Yamalube (photo DPPI)

« Terminer un Dakar c’est toujours une chose magnifique », lance Hélder Rodrigues« Alors finir sur le podium, c’est incroyable. Il y a deux grands pilotes, Marc et Cyril, et la bataille est très dure avec eux. Lors de la 4e étape, j’ai perdu 20 minutes et ensuite 20 deux jours plus tard. Je me trouvais donc à 40 minutes, et je savais que ce serait difficile de les rattraper. Pour gagner le Dakar, il faut être parfaitement préparé toute l’année, et arriver à ce que tout se passe bien pendant la course. Je vais essayer de trouver la solution pour atteindre leur niveau. Il me faut un peu plus de tout, mais surtout de l’argent, pour avoir une bonne structure ».

10e titre pour Stéphane Peterhansel (Mini)

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Stéphane Peterhansel - Mini (photo DPPI)

Chez les autos, on attendait une lutte entre Mini, tant l’équipe X-Raid paraissait la mieux armée en matériel comme en pilotes… et elle a bel et bien eu lieu ! Au final, l’équipe de Francfort remporte 8 étapes sur 13 avec 4 pilotes différents, Stéphane Peterhansel en signant 3 à lui seul, et surtout le team n’a jamais perdu les commandes du général. Logique dès lors que le duel pour la gagne se joue entre « Peter », et le plus expérimenté de ses coéquipiers, l’Espagnol Joan « Nani » Roma. En tête dès la 3e étape, le maître « Peter » n’en a pourtant pas moins dû attendre l’avant-dernière spéciale pour se constituer une avance déterminante. Au final, avec 41:56 minutes d’avance sur le Catalan, Stéphane Peterhanselremporte donc son 4e titre auto, le premier en Amérique du Sud, et rejoint Vatanen en tête des pilotes les plus victorieux sur 4 roues. Mais surtout, le Vésulien s’offre une 10e victoire toutes catégories confondues et rentre encore un peu plus dans la légende du Dakar !

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Stéphane Peterhansel - Mini (photo DPPI)

« Quand on pense comme c’est compliqué de gagner un Dakar, c’est incroyable que j’aie réussi à en gagner 10 », conclue Stéphane Peterhansel« Cela faisait tellement longtemps, 5 ans que j’attendais de gagner à nouveau. Et le faire en Amérique du sud, c’est un soulagement énorme, une de mes plus belles victoires. En plus au bout d’une course qui a été très serrée pendant la première semaine, et de la pression tout au long. Surtout, apporter une victoire au team X Raid, c’est vraiment génial parce que Sven Quandt l’attendait depuis longtemps. Je ne sais pas ce que je vais faire de mieux ! Battre ce record cela va être compliqué… pour les autres. C’est stressant, excitant et passionnant cette course, et il y a tellement de plaisir à la fin. Pour l’instant je vais faire la fête avec toute l’équipe, et après on verra. La plus belle sera toujours la première en moto, mais celle-ci a tout de même une saveur particulière. On commençait à douteur, à se dire qu’on vieillit, qu’on est moins performants ou qu’on n’est pas faits pour l’Amérique du sud… et finalement ça nous a souri. Mais, j’ai quand même gardé un bandana bleu de mon époque moto. Je n’ai rien dit à personne mais il est resté dans ma poche pendant toute la course. C’est l’histoire du bandana bleu qui est de retour ».

Alejandro Patronelli (Yamaha YFM700R) enfile une 2e victoire consécutive !

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Alejandro Patronelli - Yamaha YFM700R-Yamaha Patronelli Racing-Yamalube (photo DPPI)

En quads, les statistiques de la catégorie sont trompeuses. Alejandro Patronelli (YamahaYFM700R-Yamaha Patronelli Racing-Yamalube), tenant du titre, a réussi la passe de deux, en s’installant en tête du général dès la boucle Copiapo-Copiapo pour ne plus jamais la lâcher. Son frère Marcos Patronelli (Yamaha YFM700R-Yamaha Patronelli Racing-Yamalube) a lui perdu toute chance de l’emporter dès la 7e étape où il perdait 1h20. Mais cette domination formelle de l’aîné des natifs de Las Flores a cependant été contestée tout au long du parcours par un autre Argentin : Tomas Maffei (Yamaha YFM700R-Maffei Dakar Team). 7e l’an dernier, il a mené la classification à l’issue des 4e et 5e étapes, puis a su rester au contact pour ne décrocher de sa place de second que lors de la 9e étape. Le décompte des victoires de spéciales prouve d’ailleurs l’intensité de la lutte : 4 pour Maffei, dont la prestigieuse dernière arrivée à Lima, contre 3 pour chacun des deux frères. Derrière ce trio impérial, le Chilien Ignacio Casale (Yamaha YFM700R-Casale Rally Team) et l’Uruguayen Sergio La Fuente (Yamaha YFM700R-Uruguay Racing Team) prennent place dans le Top 5, mais à plus de 6 et 8 heures, tandis que la Franco-Italienne Camelia Liparoti (Yamaha YFM700R-CAT-Yamaha Racing France) améliore sa dixième place conquise l’an dernier en terminant 9e.

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Camelia Liparoti - Yamaha YFM700R-CAT-Yamaha Racing France (photo DPPI)

« C´était un Dakar très fatigant », lance Camelia Liparoti, en attend de rejoindre le traditionnel podium final sur la Plaza de Armas à Lima. « J´ai réussi ! Avec toutes les difficultés, je suis à l’arrivée avec mon Yamaha YFM700R. La grande découverte de cette édition fut l´inclusion du Pérou dans le parcours. Le terrain ressemble beaucoup à l´Afrique, à la Mauritanie avec ses dunes énormes. Aussi le fesh-fesh… Sur la première étape au Pérou, j´aurais bien aimé faire mieux mais avec le fesh-fesh de plus d´un mètre de profondeur et j´ai perdu deux heures pour sortir ! » Mais pour cette jeune femme courageuse, le Dakar resta graver dans sa mémoire. « Je suis fatiguée, mais au même temps tout s´est passé tellement vite que je n´ai pas l´impression que le Dakar arrive à sa fin. Les deux semaines de course se sont envolées ! Je suis satisfaite, mais sans le problème du fesh-fesh au Pérou et sans la pénalité prise lors de la journée de repos pour le changement du moteur (15 minutes), j´aurais pu être classée plus haut… Je serai prête pour faire mieux en 2013 ! », assure la seule femme pilote sur quad au Dakar 2012.

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Alejandro Patronelli - Yamaha YFM700R-Yamaha Patronelli Racing-Yamalube (photo DPPI)

« L’étape a été bien », commente Alejandro Patronelli« Je ne peux pas croire que le Dakar soit terminé. Ça a été parfois compliqué, mais on a bien fini. C’est une deuxième victoire. C’est très dur de l’emporter deux fois de suite. L’an dernier j’avais beaucoup souffert à cause de ma main mais cette année, c’était impeccable, de bout en bout. Aucun problème. Grâce à Dieu. Merci à tous ceux qui m’ont encouragé ».